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Gen Tahir Guinassou:

APA-Abuja (Nigeria) Le Secrétaire Exécutif de la Commission du Bassin du Lac Tchad (LCBC), le Dr Abdullahi Ganduje, a déclaré à Abuja que les études de faisabilité du projet de transfert de l’eau du fleuve Oubangi dans le bassin du Congo-Oubangi-Sangha en vue de remplir le Lac Tchad, serait finalisé dans 23 mois.
Ganduje a dévoilé le plan à la fin de la conférence internationale sur la « Sauvegarde du Lac Tchad : Transfert d’eau interbassin », organisé mardi par le centre pour les études transsahariennes de l’Université de Maiduguri (UNIMAID).
Ganduje a indiqué que le projet avait été accordé à une firme d’ingénierie canadienne, CIMA International, pour un coût de 6 millions de dollars.
La compagnie canadienne, a-t-il déclaré, était composée d’experts des cinq pays membres de la commission, notamment le Cameroun, le Niger, la République Centrafricaine (RCA), le Tchad et le Nigeria.
« Les études de faisabilités devront prendre en compte toutes les préoccupations (économiques, sociales et environnementales) des pays riverains de l’Oubangi, notamment les deux Congo », a-t-il souligné.
Selon lui, les études devront offrir une solution d’appui alternative au faible niveau en créant, à travers un barrage situé dans la région de Palambo en République Centrafricaine, une réserve d’eau suffisante pour le transfert de l’eau et la production d’énergie, tout en permettant la navigation pendant la décrue.
« Enfin, les résultats attendus du projet sont d’ordre technique, économique, financier et environnemental, y compris la mise en œuvre de toutes les études d’impacts, ainsi que la préparation de la conception technique », a ajouté Ganduje.
Le Recteur de l’UNIMAID, le Pr. Mohammed Alkali, a déclaré lors de conférence que le recul du Lac Tchad avait été une source d’inquiétudes pour toutes les parties prenantes.
Représenté par le Pr. Francis Adeiji, le Directeur du Centre d’Etudes des Zones Arides et le Doyen des Sciences Techniques de l’UNIMAID, Alkali, ont déclaré que « le niveau de l’eau du Lac a baissé de 1/20e de sa surface totale qui est de 25.000 kilomètres-carrés, alors que le volume a baissé de 60 % et la plupart des surfaces humides du bassin ont soit tari ou sont sur le point de l’être.
Le Lac Tchad est un repère régional crucial à l’existence et à la prospérité des populations vivant dans sa périphérie.
Le Lac a facilité le développement, le commerce et l’agriculture de subsistance des populations riveraines.
Plusieurs décennies de sécheresse et de désertification ont causé une baisse de la pluviométrie, des vents violents et une augmentation des températures dans la
région qui ont conduit à une réduction progressive du niveau de l’eau.
MM/ad/ovh/mn/APA
25-11-2009
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