Partager l'article ! La France fait signe de lacher IDI: La France allège son engagement militaire extérieur: La France va alléger son dispositif militaire à l'étrang ...
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Gen Tahir Guinassou:

Désormais, a précisé M. Fillon, la France n'engagera de nouvelles OPEX que lorsqu'elles seront "strictement nécessaires", dans "les conditions les plus sécurisées possibles" et "là où les enjeux humanitaires et stratégiques sont décisifs".
D'ici à l'été, "au moins" 1 000 des 1 650 soldats déployés sous les couleurs de l'Union européenne au Tchad (Eufor Tchad/RCA) et en République centrafricaine seront retirés. Près de 1 100 autres, présents en Côte-d'Ivoire (sur un total de 2 000), connaîtront le même sort. Dans ce pays, a estimé M. Fillon, "les enjeux sécuritaires ont perdu de leur intensité et l'attente d'échéances électorales toujours incertaines ne justifie plus le maintien de notre dispositif militaire en l'état".
Le dernier allégement concerne la "Finul maritime", composante navale de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), censée empêcher les livraisons illégales d'armes par la mer sur le sol libanais. Son "dispositif très dense ne se justifie plus vraiment", a estimé le premier ministre. Les deux bâtiments de la marine nationale qui y sont engagés seront donc affectés à d'autres missions. En revanche, les effectifs de la Finul terrestre (1 850 soldats) ne seront pas réduits. Leur "rôle stabilisateur ne se dément pas", a souligné M. Fillon.
Ces mesures devraient permettre d'économiser entre 100 et 150 millions d'euros par an, selon le ministre de la défense, Hervé Morin. Le coût total des OPEX s'est élevé, l'an passé, à 860 millions d'euros, alors que seuls 475 millions étaient inscrits au budget. Dans un entretien publié mercredi par France Soir, le ministre juge que la "diminution des effectifs (...) pourrait à terme atteindre 20 %".
La philosophie de ce redéploiement avait été résumée le 6 janvier par le président Nicolas Sarkozy. S'exprimant devant le contingent français de la Finul, au Liban sud, le chef des armées avait lancé : "Je veux être certain que chaque soldat français, aujourd'hui engagé en opération extérieure, l'est conformément aux intérêts de notre pays."
Mercredi, suivant la réforme constitutionnelle votée à l'été 2008, députés et sénateurs ont été appelés à voter, à l'issue des débats, sur la prolongation de cinq opérations extérieures : Kosovo, Liban, Côte-d'Ivoire, Tchad et Centrafrique. L'article 35 de la Constitution stipule en effet que le Parlement vote dès lors que l'intervention dure plus de quatre mois.
L'UMP et le Nouveau Centre ont approuvé la prolongation de ces cinq missions qualifiées "d'utiles" par Axel Poniatowski (UMP). Le PS a boycotté le débat. Les socialistes estiment en effet ne pas disposer "aujourd'hui des moyens qui nous permettraient en conscience et en responsabilité d'émettre le vote que vous appelez de vos voeux", a souligné le député (PS) Bernard Cazeneuve. Selon lui, "un certain nombre d'opérations ont été engagées au titre d'accords de coopération dont le Parlement ignore tout du contenu".
Par le nombre de soldats déployés à l'étranger, l'engagement français est l'un des plus importants d'Europe, derrière le Royaume-Uni (15 000 hommes), mais devant l'Italie (8 100) et l'Allemagne (6 500).
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