Partager l'article ! RESSOURCES NATURELLES ET DEVELOPPEMENT EN AFRIQUE: LA RECETTE DE L’OSIWA par Pape Mayoro NDIAYE | SUD QUOTIDIEN , vendredi 3 juillet 2009 | 4 ...
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Gen Tahir Guinassou:

par Pape Mayoro NDIAYE | SUD QUOTIDIEN , vendredi 3 juillet 2009 | 40 Lectures
Promouvoir la transparence et la mise à responsabilité dans la gestion et l’utilisation des recettes tirées des ressources naturelles. C’est l’objectif de la session de formation et de
renforcement des capacités des institutions organisée par la fondation Osiwa hier jeudi 02 juillet à Dakar.
Open society initiative for West Afrca (Osiwa) s’est réunis hier jeudi 2 juillet à Dakar pour combattre la mauvaise gestion et la corruption en promouvant la transparence et la responsabilité dans la gestion des ressources. Cette initiative qui entre dans le cadre du domaine d’intervention se fait à deux niveaux : d’une part Osiwa donne des subventions à des groupes de la Société Civile, associations communautaires et coalitions pour aiguiser leur compréhension et leur capacité de contrôler des flux de revenu et de maintenir leurs dirigeants responsables.
A travers une initiative régionale avec les groupes de la société civile, Osiwa soutient l’établissement de la transparence et la responsabilité dans la gestion des ressources dans les pays suivants en développement notamment le Nigéria, la Sierra Leone, le Tchad, le Niger, la Cote d’Ivoire, le Libéria, le Ghana, la Guinée, le Mali, la Guinée-Bissau et Sao Tome et Principe.
D’autre part la création de l’Observatoire Ouest Africain des ressources, qui est une réponse innovatrice aux capacités et aux insuffisances de connaissance parmi les principaux groupes d’acteurs impliqués dans la gouvernance des ressources naturelles. Son objectif est de mobiliser des ressources techniques et financières pour élever la voix de la société civile, de faire un plaidoyer pour une utilisation responsable des revenus générés par les ressources et renforcer les pouvoirs publics clés, les lois et les règlements dirigeant les opérations d’extractive et l’usage de ces revenus.
Pour le professeur Ibrahima Boiro, chef du département des Etudes environnementales de l’université de Conakry, « même si les pays de l’Afrique de l’ouest sont riches en ressources, avec de vastes gisements de minéraux solides et de pétrole/gaz, ainsi que d’abondantes ressources marines et forestières, la plupart sont pauvres, instables et souffrent de ce qu’on appelle la « malédiction des ressources ». Selon lui, « le défi a été de savoir comment transformer cette malédiction en bénédiction, en particulier en profitant de la croissance actuelle des prix des minéraux sur le marché mondial ».
En Afrique, dans tous les pays dotés de ressources naturelles, les populations souffrent et le pays est plongé dans le sous-développement. Malgré ses potentiels pour alléger la pauvreté, les vastes ressources naturelles de l’Afrique ont dévasté le continent, alimentant des conflits, la corruption, et l’autocratie. Les guerres civiles prolongées au Libéria, en Sierra Leone et au Tchad, la corruption retranchée et pillant au Nigéria, au Tchad et en Cote d’Ivoire se sont emparés des malédictions, devenues partie intégrante de l’abondance des ressources naturelles du continent. Mais la performance des pays développés riches en ressources naturelles comme la Norvège, le Canada et l’Australie a démontré que la possession de ressource peut ne pas être une malédiction.
D’où le plaidoyer actuel pour la transformation par les ressources en Afrique de l’Ouest. Parmi les cinq acteurs clés dans le domaine de la gestion des ressources, on a l’Etat, le Parlement, les Universités, les medias et la Société Civile. Un rapport a été finalisé dans ce sens.
Le lancement officiel de Warw a pour but de présenter l’organisation et ses activités aux principaux acteurs engagés dans la gestion des ressources naturelles dans la sous-région. L’événement vise à galvaniser l’opinion publique et à trouver un consensus sur les événements récents dans le secteur du pétrole, du gaz et de l’industrie des mines, l’interaction entre les opérations extractives et le changement climatique ainsi que les implications pour l’Afrique.
Pendant le lancement, Warw, en collaboration avec le département de Gouvernance économique va mener des discussions autour de la politique économique du pétrole, du gaz et des mines en Afrique et les défis pour une transformation économique, sécurité, paix et stabilité, du changement climatique, réponses et implications des vastes gisements. Une stratégie de coopération et une coordination entre les principaux acteurs gouvernementaux et non gouvernementaux engagés dans l’observatoire des ressources.
A en croire le Directeur général de Osiwa, les résultats attendus sont de susciter un solide débat sur la transformation par les ressources et les implications d’une campagne sur le changement climatique en Afrique, une justification de l’appui et des interventions (assistance en développement des capacités) de donateurs régional et international, les institutions financières et les agences opérant dans la sous région.
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