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Gen Tahir Guinassou:

LE CAIRE (AFP) — Le chef de la diplomatie égyptienne, Ahmed Aboul Gheit, a estimé samedi que son pays pouvait aider à trouver une issue pacifique à la guerre au
Darfour, lors d'entretiens avec des responsables rebelles de cette région soudanaise.
"L'Egypte, forte de son poids régional et international, peut jouer un rôle efficace pour résoudre la crise au Darfour", a déclaré M. Aboul Gheit aux rebelles,
selon son porte-parole Hossam Zaki cité par l'agence Mena.
Le ministre a par ailleurs expliqué que l'Egypte avait un intérêt stratégique à la paix au Darfour.
"Peut-être que des pays amis ou les Nations unies ou des pays de la région ont intérêt à promouvoir la paix et la stabilité au Darfour, et c'est quelque chose que
nous soutenons (...) mais l'Egypte partage une frontière avec le Soudan", a-t-il dit.
Cette rencontre avec le chef du Front uni de résistance (URF), Bahar Idriss Abou Garda, et des dirigeants de factions de l'Armée de libération du Soudan (SLA) est
intervenue une semaine après la visite au Caire de cadres du Mouvement pour la justice et l'égalité (JEM), le plus militarisé des groupes rebelles.
Le chef rebelle, âgé de 46 ans, avait comparu volontairement le 18 mai devant la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye, qui le soupçonne de crimes de guerre
pour une attaque contre des soldats de maintien de la paix en 2007.
Dimanche, le président égyptien Hosni Moubarak doit s'entretenir dans la capitale égyptienne avec son homologue soudanais, Omar el-Béchir, sous le coup d'un mandat d'arrêt de la CPI pour crimes de guerre au Darfour.
"Nous sommes venus en Egypte après la proposition généreuse des dirigeants égyptiens de poursuivre de précédents efforts pour unifier les vues des mouvement du
Darfour pour résoudre le problème (du conflit au Darfour)", a déclaré M. Abou Garda à l'agence Mena.
Le Qatar, qui a des relations tendues avec l'Egypte et qui cherche à étendre son influence diplomatique dans la région, a été l'hôte depuis février plusieurs séries
de discussion entre Khartoum et le JEM.
Les deux parties avaient signé en février un "accord de confiance" prévoyant la libération de prisonniers et un dialogue continu visant à la tenue d'une conférence de paix. Mais les discussions ont été ajournées en juin.
Le conflit au Darfour a fait 300.000 morts selon les estimations de l'ONU --10.000 selon Khartoum-- 2,7 millions de déplacés au sein même du Soudan et plus de 200.000 réfugiés au Tchad voisin.
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