Mardi 21 juillet 2009
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Il desservira l’Afrique centrale, le Niger, le Nigeria et même le Soudan. Une Communication à ce sujet a eu lieu jeudi dernier au ministère
des Postes et Télécommunications.
Ce n’était ni une conférence de presse, ni un point de presse, encore moins un échange comme annoncé. Juste une annonce. A la presse, le
secrétaire général du ministère des Postes et télécommunications, Ebah Ebada Edouard a annoncé la mise en œuvre en Afrique centrale, d’un projet visiblement important : le projet CAB (Central
African Backbone). Il s’agit d’un réseau de télécommunications haut débit à fibre optique. Il va permettre d’interconnecter les pays de la sous-région.
Le projet comporte deux phases. Dans un premier temps, le Cameroun, le Tchad et la République centrafricaine seront interconnectés. Ensuite suivront le Congo-Brazza, le Gabon, la Guinée
équatoriale, la République démocratique du Congo, Sao-Tomé et Principe et peut-être le Niger, le Nigeria et le Soudan.
L’idée a germé en avril 2007 à N’Djamena lors du sommet des chefs d’Etat de la CEMAC. Ces derniers avaient adopté une déclaration commune sur la mise en œuvre d’un réseau des télécommunications
à haut débit en Afrique centrale. Sur leur instruction, la CEMAC a réalisé l’étude de faisabilité, financée par la Banque mondiale. A terme, le projet CAB favorisera l’accès des pays enclavés
de la sous-région au câble sous-marin à fibre optique SAT-3 à partir de Douala. Autres avantages et non des moindres, le projet CAB aidera à réduire le fossé numérique dans les pays desservis.
Il permettra aussi de faire baisser les coûts des services de TIC qui restent encore trop élévés en Afrique centrale. En 2007, la moyenne mondiale du coût des services était de 21 dollars
contre 43 dollars en Afrique noire. Au Cameroun, cette moyenne se situe autour de 67 dollars.
Concernant la mise en œuvre du projet CAB, le secrétaire général du ministère des Postes et Télécommunications a affirmé que l’étude environnementale et sociale est bouclée. Au niveau du
Cameroun, les consultants devant intervenir sont recrutés, le bâtiment devant abriter le projet est en cours d’aménagement. La Banque africaine de développement s’est impliquée en 2007. Le
projet CAB reste ouvert à d’autres partenaires. La banque mondiale va financer à hauteur de 11 milliards par crédit remboursable.
Un échange avec les journalistes aurait pu permettre d’avoir une idée précise sur la coordination avec les autres projets de même nature. Le Cameroun par exemple vient de signer une convention
avec la Chine pour la construction de 3.200 Km supplémentaires de fibre optique. On imagine bien que tout ceci nécessite une synchronisation et une planification.
http://www.cameroon-info.net/cmi_show_news.php?id=25182
Par Blog Chari
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