Le peuple historique et courageux du Tchad, les combats de Ganatir et Abougoulem de l’année dernière ont coupé les griffes et cassé la colonne vertébrale de votre dictateur le sauvage et pédophile Idriss Deby. Soulevez vous contre la dictature de Deby a travers des manifestions de désobéissances civiles et en rejoignant la rébellion. Ecrivez votre histoire par vos propres mains.
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Gen Tahir Guinassou:

Les rebelles "ont beaucoup d'armes, ils sont nombreux, ils parlent arabe, anglais et sango. Les tirs étaient intenses, et ont fait fuir la majorité de la population
de Ndélé", a affirmé sous couvert de l'anonymat, un fonctionnaire centrafricain de Ndélé, ayant quitté la ville située à environ 100 km de la frontière tchadienne et joint par téléphone par
l'AFP.
Un autre habitant ayant fui la ville, Younouss Ahmat, également joint au téléphone, a raconté que les combats ont commencé à l'aube. "Nous avons été tirés du
sommeil vers 3h50 (2h50 GMT) par des tirs à l'arme automatique. Les tirs étaient d'abord isolés puis il se sont se rapprochés progressivement de la base du détachement des forces armées
centrafricaines (FACA)", a-t-il déclaré.
"J'ai demandé aux membres de ma famille de rester éloignés des portes et des fenêtres et ne pas tenter de sortir avant le lever du jour. Les tirs ont ensuite pris
l'allure d'un accrochage, puisqu'il y'avait à un moment donné des échanges de tirs. Nous avions tous eu très peur", a-t-il expliqué.
"Au bout de trois quarts d'heure, les échanges de tirs ont cessé. Au lever du jour nous avons appris que la plupart des militaires du détachement des FACA s'étaient
retirés de la ville", a-t-il précisé, estimant que les FACA voulaient ainsi "éviter de nombreuses pertes en vies humaines parmi la population".
Au petit matin, "entre obscurité et premières lueurs du jour, les habitants ont fui pour se réfugier dans la brousse ou encore à plusieurs kilomètres de Ndélé", a
ajouté Younouss Ahmat
"En ce moment, a expliqué M. Ahmat, je suis à quelques kilomètres de Ndélé, et je n'ose pas y retourner tant que le calme ne sera pas revenu".
L'attaque de Ndélé a plongé la ville minière de Bria, voisine de Ndélé, dans la peur et l'inquiétude. "Les nouvelles qui nous sont parvenues à Bria nous inquiètent.
La population vit dans la peur depuis ce matin", a affirmé à l'AFP un policier basé dans cette ville.
La CPJP a annoncé jeudi avoir pris Ndélé, donnant un bilan de 3 morts côté rebelle et "d'une dizaine de morts dans les rangs" gouvernementaux. Une source militaire
centrafricaine a affirmé que "les assaillants" avaient "été repoussés" mais que "les combats se poursuivaient".
La CPJP est dirigée par Charles Massi, plusieurs fois ministre sous le président Ange-Félix Patassé, renversé en 2003, et l'actuel président François Bozizé.
Il avait intégré en mai 2008 la rébellion de l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), d'Abdoulaye Myskine, qui a, depuis, signé des accords -
bilatéral puis global - de paix avec Bangui. Massi avait alors quitté l'UFDR pour la CPJP qui n'a pas adhéré au processus de paix.
Il avait été arrêté en mai dernier près de la frontière centrafricaine au Tchad sous l'accusation de tentative de déstabilisation de la RCA, puis libéré un mois
plus tard par les autorités de N'Djaména.
La ville de Ndélé a déjà fait l'objet de deux attaques, une fin 2008 et une particulièrement meurtrière en juin 2009. Les combats avaient entraîné d'importants
mouvements de population, notamment vers le Tchad.
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