Vendredi 27 novembre 2009
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BANGUI - Une "quinzaine" de personnes dont deux soldats centrafricains ont été tuées jeudi lors de la prise de Ndélé (nord) par la rébellion de la Convention des patriotes pour la justice et la
paix (CPJP), a-t-on appris vendredi de source militaire centrafricaine. "Nous avons enregistré deux pertes en vies humaines dans nos rangs à la suite de l'attaque de la ville de Ndélé par les
rebelles. Il y'a eu d'autres victimes dont le nombre pourrait avoisiner la quinzaine, pour la plupart des civils et quelques rebelles, mais l'armée n'a enregistré que deux morts", a affirmé cette
source à l'AFP. Jeudi, la CPJP a donné un bilan de 3 morts côté rebelle et "d'une dizaine de morts dans les rangs" gouvernementaux. Selon la source militaire centrafricaine, la situation était
calme, sans combats, vendredi tandis que "les FACA (Forces armées centrafricaines) préparaient la riposte". "Depuis hier des renforts sont acheminés par route et par air, pour reconquérir la
ville", a ajouté la source. De même source, jeudi "les rebelles ont attaqué la ville vêtus en uniformes militaires centrafricaines. (...) Ils venaient de (la route) Kaga Bandoro, ville voisine, ce
qui a fait croire aux éléments du détachement des FACA, que c'étaient des "amis". "C'est lorsqu'ils ont commencé à tirer sur nos éléments que ceux-ci ont réalisé qu'il s'agissait d'une attaque, et
ils n'ont fait que de se replier pour mieux riposter", a dit la source. La source indique aussi que le préfet du Bamingui Bangoran, dont le chef-lieu est Ndélé, le Général André Mazi, "n'a pas été
fait prisonnier. Au contraire, il a riposté à l'attaque de sa résidence en compagnie de sa garde, et a réussi un repli. Son véhicule a cependant été pris par les rebelles". La CPJP annonçait jeudi
avoir pris "3 véhicules, la voiture de commandement du préfet de la ville de Ndélé et une quantité considérable d'armes (...) Nous tenons également le préfet et le commandant de la zone". La CPJP,
qui n'a pas intégré le processus de paix dans le pays, est dirigée par Charles Massi, plusieurs fois ministre sous le président Ange-Félix Patassé, renversé en 2003, et l'actuel président François
Bozizé. Il avait intégré en mai 2008 la rébellion de l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR) de Zakaria Damane (BIEN: Zakaria Damane), qui a signé en avril 2008 et juin 2009
des accords -bilatéral puis global - de paix avec Bangui. Massi avait alors quitté l'UFDR pour la CPJP.Il avait été arrêté en mai dernier près de la frontière centrafricaine au Tchad sous
l'accusation de tentative de déstabilisation de la RCA, puis libéré un mois plus tard par les autorités de N'Djaména. La ville de Ndélé, située à une centaine de kilomètres de la frontière
tchadienne, sur la route de la frontière soudanaise qui se trouve à environ 500 kilomètres, a déjà fait l'objet de deux attaques, une fin 2008 et une particulièrement meurtrière en juin 2009. Les
combats avaient entraîné d'importants mouvements de population, notamment vers le Tchad. (©AFP / 27 novembre 2009 12h01)
Par Blog Chari
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